Cartes des collectifs, caisses ou comités contre la répression du mouvement

Vous trouverez ici une carte non-exhaustive des collectifs qui s’activent contre la répression des GJ dans toute la France. On rappelle qu’on ne cite que les collectifs qui refusent toute dissociation entre « bon » et « méchant » GJ. Les autres, à leur manière, accompagnent les catégories policières et facilitent le trou pour tous ceux qui passent devant la justice.

Si votre collectif n’est pas cité, envoyez nous un mail pour qu’on mette la carte à jour !

 

La Defense Collective de Toulouse c’est quoi ?

Dans le mouvement qui agite Toulouse, la répression policière et judiciaire est massive et machinale. Semaine après semaine, le nombre de blessé·es et de peines lourdes ne cesse d’augmenter. Pourtant, semaine après semaine, nous revenons, toujours en nombre, toujours déterminé·es.
La Défense Collective (DC) de Toulouse se veut une arme contre la répression.
Elle se déploie sur tous les terrains où frappe celle-ci, via une série de pratiques.

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Toulouse : l’auto-organisation c’est cool mais c’est long !

Nous avons tous ressenti l’immense force que possède le mouvement. Un tel rapport de force n’avait plus été possible depuis des décennies. Et nous avons construit cela de manière horizontale. Personne ne l’a confisqué ou dirigé en sous-main. Ni syndicats, ni partis. Même les leaders auto-proclamés nous les avons tous refusés ! Que ce soit pour les prises de ronds-points, les blocages économiques ou les manifs du samedi, nous nous sommes organisés dans le mouvement, par le mouvement et pour le mouvement, avec toujours en perspective l’élargissement et le renforcement. Trois mois de lutte acharnée plus tard, nous constatons une certaine baisse de la fréquentation des lieux où l’on s’organise. Pourtant il règne un consensus : ancrer le mouvement dans la durée, défendre les espaces d’organisation que nous avons créés, tout en évitant la sclérose.

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A Avignon la révolte, c’est pas du théâtre !

Grâce aux Gilets Jaunes, la cité des papes connaît un moment inédit de son existence. Comme beaucoup de villes de taille moyenne, elle n’était habituée qu’aux défilés syndicaux traîne-savates mais, depuis le 17 novembre, la donne change. La taxe sur le diesel n’est plus qu’un lointain souvenir, car désormais ce qu’on veut c’est en finir avec la galère et la répression. Des centaines de personnes se révoltent contre la vie qui leur est imposée et passent à l’action. Les blocages de camions de marchandises et les opérations « péage gratuit » ont duré longtemps et reprennent sporadiquement, il y a eu aussi des blocages de plate-formes logistiques et de zones commerciales. En face les patrons ne sont pas tendre. Comme ce dirigeant d’entreprise de transport qui a recruté d’anciens légionnaires comme vigiles pour empêcher le blocage de sa boîte qui ravitaille les grandes surfaces. Le patron d’Auchan a lui tenté de monter les pauvres les uns contre les autres en faisant du chantage à l’emploi. Les petits commerçants ne valent pas mieux. Ils répètent en boucle qu’ils sont du côté des Gilets Jaunes, mais cela fait longtemps qu’ils sabotent la lutte en voulant dissuader de bloquer ou de manifester. Ils veulent nous faire pleurer sur leur tiroir-caisse car leur plus grande hantise est de devenir comme nous, des galériens, des smicards, des chômeurs ! Mais ils se font de plus en plus rares, car c’est bien les blocages économiques et le désordre provoqué par les manifs qui mettent à mal le gouvernement, et les Gilets Jaunes l’ont bien compris.
Cela a par exemple donné : le 1er décembre, la préfecture et la maison du préfet ont été attaquées ; le 8 des barricades sont montées dans le centre-ville pour résister à la police ; le 19 janvier de nouveaux affrontements ont eu lieux, commissariat et mairie sont pris d’assaut ; désormais les vitrines de banques se mettent même à voler joyeusement en éclats ! La dernière fois que le centre-ville d’Avignon a connu autant d’heures d’émeute c’était… durant la Révolution française. Aujourd’hui les « gueux » déchirent l’image vendue aux touristes d’une ville carte postale !
Mais le pouvoir est bien décidé à ne rien lâcher. Avec l’aide de sa police, de sa justice et des médias locaux, il tente de marginaliser et diviser les révoltés. Avignon compte déjà plus d’une dizaine de Gilets Jaunes condamnés à de la prison et de nombreux blessés. Alors pourquoi accepter l’appel au « dialogue » d’élus comme le député LREM Cesarini ? Ceux qui luttent n’ont rien à négocier, rien à discuter avec ceux qui représentent les exploiteurs et ceux qui ordonnent la répression. Nous n’avons pas de doléances, juste des exigences ! Mais pour nous libérer de nos chaînes, le rapport de force doit monter d’un cran. Cela passera notamment par la grève (et si les syndicats ne se réveillent pas, il faudra se passer d’eux). C’est le seul moyen de bloquer efficacement l’économie tout en nous donnant le temps de penser et de nous organiser sur une base égalitaire. Nous écrivons l’histoire, faisons en sorte que cela soit en notre faveur !